Agile

À la rencontre de Marcel, Scrum Master / Coach Agile chez NeoLynk !

  • 2 mai 2019

Koty Live Messenger, vous en avez déjà entendu parler ?! Koty c’est le surnom de notre NeoLynker ! Il le doit à sa nounou en référence à un joueur de foot Bulgare. Et Koty Live Messenger c’est le premier fait d’arme d’un passionné de l’informatique. À 14 ans il fait une extraction de tout le code pour remplacer le logo Windows par Koty. Le but : personnaliser sa messagerie !

Depuis l’âge de 5 ans où il a touché son premier ordinateur, Marcel est passionné par l’informatique. De ses études pour devenir développeur en passant par la création d’une junior entreprise et le métier de Product Owner (PO). Retour dans cette interview sur le parcours de notre Scrum Master / Coach Agile également youtubeur à ses heures perdues !

Les premiers pas dans le web de notre Scrum Master / Coach Agile !

NeoLynk. Te rappelles-tu du premier projet que tu as développé ?

Marcel. A l’école, le projet qui m’a le plus marqué était sur le génie logiciel. C’était un cours vraiment particulier en 1ère année de Master à la fac. Les anciens nous disaient que c’était impossible de finir ce projet. Le but était de créer un jeu vidéo en entier, en C++, un langage qu’on ne connaissait pas. Il y avait de la gestion de projet, notre client était notre professeur. On avait des réunions comme si on était avec un vrai client final et on faisait des horaires de fou, c’est-à-dire qu’on faisait des nuits blanches dans la fac.

On faisait 70 heures par semaine ! Au début il n’y avait que mon groupe qui faisait vraiment des nuits blanches, et petit à petit on était de plus en plus à venir donc on se commandait des pizzas, McDo, pour tenir toute la nuit.

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NeoLynk. À quel moment as-tu voulu découvrir autre chose que le développement ?

Marcel. J’ai eu l’occasion de créer une junior entreprise en informatique pour le compte d’Aix-Marseille Université. C’est à partir de là que je me suis orienté un peu plus dans la gestion de projet, de produit, que simplement du développement pur. Ce qui me donne aujourd’hui cette double appétence technique – où je peux parler vraiment avec les développeurs – et fonctionnelle.

Aix-Marseille Université voulait se doter d’une junior entreprise. Donc on a d’abord commencé par présenter un business model de la junior entreprise, les différents concurrents qu’on pourrait avoir et rechercher si des entreprises pouvaient être intéressées. On est allé démarcher des personnes directement dans la rue, en toquant aux portes, donc ça a été vraiment formateur.

Cette junior entreprise était composée de 5 personnes, j’étais le chef de projet en relation directe avec les directeurs de l’école. Nos principaux projets étaient la création de site web.

« Des coachs nous ont suivi pour mettre en place d’abord le Scrum, puis le Kanban afin d’inculquer l’Agilité au sens large à l’entreprise. »

NeoLynk. Comment as-tu découvert l’Agilité ?

Marcel. J’ai commencé par le cycle en V sur Digiposte, qui était mon vrai premier client. Digiposte est le coffre fort numérique du groupe La Poste. On s’engageait sur des dates très précises qu’on devait respecter, sinon on devait payer tout le surplus parce que ce n’était pas estimé. Ça m’a appris à faire des spécifications très carrées et savoir dire non au client. Une fois que des spécifications étaient écrites et que le client voulait quelque chose en plus, c’était forcément en avenant donc c’était un monde vraiment très différent de celui de l’Agilité.

La Poste a voulu se transformer et internaliser les savoirs, afin d’arrêter de faire appel à des agences et aussi pour passer en Agilité. Donc des coachs nous ont suivi pour mettre en place d’abord le Scrum, puis le Kanban afin d’inculquer l’Agilité au sens large à l’entreprise.

« Ce n’est pas une suite logique d’être d’abord développeur puis ensuite Chef de projet technique ou Product Owner ou Scrum Master. »

NeoLynk. Quels conseils peux-tu donner aux futurs diplômés qui ne connaissent pas le métier de Product Owner ?

Marcel. Ce n’est pas une suite logique d’être d’abord développeur puis ensuite Chef de projet technique ou PO ou Scrum Master. Vous pouvez commencer d’abord par ces métiers-là, en étant junior, tout en vous formant à ces technologies et aux langages.

NeoLynk. Les plus grosses problématiques rencontrées dans ton expérience de Product Owner ?

Marcel. Ça va dépendre énormément de la personnalité de chacun. Ayant un background technique, je m’entends extrêmement bien avec les développeurs, parce que je comprends leur langage et j’arrive justement à jouer cette interface entre les développeurs et la direction.

Il y a des personnes qui ne sont pas du tout technique et ça leur permet moins d’être proches des développeurs. Je sais que ça peut être compliqué pour certains PO de se faire comprendre par des développeurs. Le but est d’écrire des stories qui soient précises, pour que les développeurs puissent les faire dans un temps assez réduit et ne pas avoir d’effet tunnel.

« Lorsque je découpe mes User Stories, j’essaie de les penser en mode atomic design »

NeoLynk. Quelles sont les différences entre un bon et un mauvais PO ?

Marcel. Il ne faut pas que les développeurs restent plus d’une journée sur la tâche. Lorsque je découpe mes User Stories (US), j’essaie de les penser en mode atomic design, de façon vraiment minimaliste, en pensant composants. Après ces composants seront réutilisables dans l’ensemble de l’application, ce qui nous permet aussi d’avoir une application qui est unifiée en terme de code couleur, de boutons, en terme graphique.

Sinon je pense que le plus compliqué c’est d’absorber la pression d’au-dessus et d’en-dessous. Je pense que le rôle du Product Owner ou du Scrum Master, c’est d’être l’éponge entre la direction, les stakeholders et les développeurs. Chacun éprouve une certaine pression et il ne faut pas que cette pression transparaisse entre les différentes couches.

NeoLynk. Quel est le projet sur lequel tu as travaillé dont tu es le plus fier ? et pourquoi ?

Marcel. Mon premier projet à Digiposte, j’y suis resté un an et demi. Ça a été très douloureux psychologiquement et très formateur puisqu’on est passé du cycle en V à l’Agilité. On était 6 Chefs de projet technique, j’avais un sénior 2, et j’accompagnais plusieurs Chefs de projet technique malgré mon jeune âge et mon peu d’expérience.

Ça a été très formateur car on a dû faire des horaires de folie avec le cycle en V, donc je sais exactement ce que veut dire s’engager sur une date avec un ensemble fonctionnel défini, chose qu’en Agilité certaines personnes ne connaissent pas.

Il y avait aussi plein de technos différentes : du Java, du PHP, du JavaScript, on touchait aussi à de l’infra. Techniquement et en terme fonctionnel ça a été vraiment enrichissant de savoir comment écrire des spécifications, comment découper les US.

On avait quand même une certaine Agilité dans notre cycle en V même si cette Agilité n’était qu’en interne et pas du tout en externe. On avait des spécifications détaillées, on devait livrer un produit qui était clair et maîtrisé.

« En tant que PO ou Scrum Master, nous ne sommes pas obligés de connaître toute la syntaxe technique. »

NeoLynk. Comment on fait en tant que PO pour maîtriser cette partie front et back, connaître un nouveau langage rapidement ?

Marcel. Vu que j’ai cette appétence technique, je n’éprouve vraiment aucune difficulté à passer de GraphQL à React Native. En tant que PO ou Scrum Master, nous ne sommes pas obligés de connaître toute la syntaxe technique. On doit savoir à quoi elle correspond, comment elle fonctionne globalement, mais simplement pour accompagner et challenger les développeurs.

Un des vrais atouts que j’ai c’est d’avoir cette polyvalence technico-fonctionnelle ce qui me permet de gérer mon backlog très facilement, très finement, de donner de la visibilité avec des prédictions proches de la vérité.

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NeoLynk. En dehors de ses heures de travail un Scrum Master ça fait quoi ?

Marcel. Beaucoup de repos, c’est vraiment cool de regarder des séries Netflix :p

Je suis toujours en veille pour connaître mes points faibles, pour les améliorer. Par exemple, je sais que depuis que je suis tout petit je n’aime pas dessiner. Et aujourd’hui, tous les coachs Agile que je connais savent dessiner. Et c’est très important, par exemple lorsqu’on anime un atelier, de pouvoir montrer visuellement quelqu’un qui est content ou pas content, dessiner un Speed Boat. Pour animer des ateliers il faut avoir des choses visuelles. Je me suis donc acheté un livre sur le sketchnoting pour apprendre à dessiner, au moins des idées de base, et m’en servir lors des ateliers.

Le contexte de sa mission actuelle, son rôle et la mise en place des principes Agile

NeoLynk. Quel est le contexte de ta mission actuelle ?

Marcel. J’ai été pris en tant que Proxy PO chez Meetic pour gérer une équipe de 17 personnes : 1 Manager, 2 PO, 1 coach Agile, 1 Scrum Master, 2 UX/UI, 9 développeurs et 1 architecte, c’est une grosse équipe. Le but était de sortir les applications natives pour décembre 2018 from scratch, avec potentiellement une web app. C’est à dire qu’il fallait sortir 3 plateformes simultanément en moins de 6 mois, donc c’était un gros challenge technique.

Ils voulaient des personnes qui puissent “dépiler” rapidement tout en gardant de la qualité. J’ai donc été pris et j’ai rapidement dépassé mon statut de Proxi PO car j’avais beaucoup d’expérience et de compétences dans le domaine du PO et aussi dans les méthodologies.

C’est ce qui a énormément plu à Meetic, de voir une maîtrise complète des méthodologies et de notre backlog, chose qu’il n’y a pas sur d’autres projets chez eux. On a réussi à sortir les applications natives sur iOS et Android, alors que personne n’y croyait. Mais en montrant toutes les deux semaines nos démos aux stakeholder, en montrant qu’on avançait, qu’on tenait nos deadlines, c’est là qu’ils nous ont fait confiance et qu’ils nous ont laissé beaucoup plus de marge de manœuvre. On a pu évangéliser nos pratiques et nos process, qu’on a mis en place.

NeoLynk. Quel est ton rôle dans ce projet ?

Marcel. Je m’engage à faire beaucoup de coaching individuel, afin de voir comment se sentent les personnes et ce qu’il faudrait pour améliorer le projet. Nous discutons sur comment je peux les aider à s’améliorer eux-mêmes, en tant que personnes ou en tant que développeurs.

« On a mis quelque chose en place qui est entre l’eXtreme Programming, le Scrum, le Kanban et le Lean. »

NeoLynk. Comment la méthode agile est-elle mise en place dans ton projet ?

Marcel. On a mis quelque chose en place qui est entre l’eXtreme Programming, le Scrum, le Kanban et le Lean. L’eXtreme Programming car les développeurs aiment beaucoup faire du pair programming et donc je les laisse seuls pour s’auto-gérer, afin de savoir ce qui est le plus pragmatique, pour avancer le plus vite en ayant la meilleure qualité possible.

On a gardé les rôles du Scrum : le PO, le Scrum Master, l’équipe de développement, le lead développeur et certains rituels. On a le stand up, et vu qu’on est une grosse équipe on a divisé le stand up en trois.

D’abord la première équipe fait son stand up, puis un stand up commun de 5 min pour voir les sujets transverses aux équipes et au projet, et ensuite le stand up de la deuxième équipe. Cela permet en 25 min d’avoir des stand up assez condensés mais gardant énormément d’informations.

On a des rétrospectives toutes les deux semaines avec l’équipe, on a des démos toutes les deux semaines seulement pour les stakeholder ou eux-mêmes vont s’amuser avec le produit. On va leur montrer les KPI, les avancées UX/UI et les alerter sur les points bloquants.

Il y aussi l’élément central qui est le grooming qu’on fait minimum une fois par semaine mais qui peut être déclenché à n’importe quel moment de la semaine s’il y a de la re-priorisation de tâches ou si on est en manque de tâches tout simplement. Cela permet d’avoir des grooming plus condensés, d’environ 45 min.

Il y a aussi la mise en place de KPI d’équipe. On a mis en place le lead time, le sickle time qui sont des choses tirées du Kanban, le retour de nombres de bugs, le retour de validation, tout ce qui permet aussi de mesurer la qualité du produit en cours de développement.

C’est tout ça qui a permis de mettre en place la méthode Agile au sein de l’équipe.

NeoLynk. Au cours de ce projet quelles sont tes échanges avec les autres NeoLynkers ?

Marcel. Je suis complètement autonome sur le projet, mais je sais qu’il y a beaucoup de choses que j’ai pu mettre en place ou voir sur le projet qui peuvent être diffusées à des personnes faisant partie de la tribu Agile.

Par exemple la dernière fois, certaines personnes parlaient de l’atomic design, c’est quelque chose que je fais déjà naturellement depuis plusieurs années. Beaucoup de personnes parlent du Scrum mais pas de Kanban. Maîtriser la méthode no estimate est quelque chose que je fais aussi et qui pourrait être intéressante. Je dis simplement aux autres PO de moins évangéliser et d’être plus sensible à ça.

Ses conseils pour gagner en maturité et entretenir de bonnes relations avec les développeurs

NeoLynk. Comment fais-tu de la veille sur les aspects Agile ?

Marcel. Soit j’entend des nouveaux mots-clés puis je vais sur Internet chercher un bouquin et je l’achète. Ça arrive souvent. Sinon je demande conseil à d’autres coachs Agile, s’ils connaissent des livres intéressants sur des domaines qui m’intéressent. Sinon de moi-même je vais sur Internet et je tape “Agilité” puis je lis des articles. Aussi sur LinkedIn je suis des coachs Agile qui sont à l’étranger, aux Etats-Unis par exemple. Ils ont une manière un peu différente de penser et je regarde ce qui se fait outre la place parisienne. Il y a un blog qui me vient en tête qui propose des articles intéressants : https://blog.myagilepartner.fr/

NeoLynk. Un bouquin à conseiller ?

Marcel. “Passez en mode workshop Agile !” de Jean-Michel MOUTOT. C’est un bouquin qui permet de gérer les ateliers, de savoir comment on les anime, quels ateliers peuvent être intéressants, le niveau de maturité à avoir. Il n’y a pas que des ateliers Agile, mais aussi des ateliers Lean et de design.

« Étant petit je faisais du théâtre, ça a sûrement aidé. Mais c’est surtout à force de pratiquer qu’on améliore sa manière de parler. »

NeoLynk. Comment arrives-tu à te sentir à l’aise à l’oral pour animer les rituels Agile ?

Marcel. Étant petit je faisais du théâtre, ça a sûrement aidé. Mais c’est surtout à force de pratiquer qu’on améliore sa manière de parler. J’ai suivi une formation sur la prise de parole en public, qui servait plutôt à apprendre à gérer son stress en public.

La manière d’appréhender cela m’a fait relativiser sur comment on arrive à parler devant des centaines de personnes, ça a été vraiment très formateur. Ils nous ont appris à utiliser des temps de pause dans la parole, c’est le moment où les personnes restent suspendues à vos lèvres et ça permet de mieux faire passer le message.

« Il faut mouiller le maillot, comme au foot, pour que tes équipes soient respectueuses envers toi ! »

NeoLynk. Tes Tips pour avoir une bonne relation avec ses devs dès le premier jour ?

Marcel. Je suis quelqu’un de très franc, qui brise la glace rapidement. Pour casser quelques barrières il faut être amical, souriant et essayer de comprendre leur point de vue.

Il faut s’adapter aux personnes que l’on a en face de soi, que ce soit avec des stakeholder, des développeurs ou des architectes.

Il faut vraiment être très présent et le plus proche de ses équipes. Comme au foot il faut mouiller le maillot, pour que tes équipes soient respectueuses envers toi et qu’elles aussi aient envie de mouiller le maillot.

NeoLynk. Peux-tu nous partager une situation difficile qui t’a marqué ?

Marcel. Chez Digiposte on avait un énorme projet qui valait des millions d’euros, avec des sous-projets. Un des sous-projets était géré par un des consultants techniques qui était plus âgé que moi et je commençais à prendre peu à peu la place de mon senior. J’assistais aux mêmes réunions que lui.

Un jour on devait livrer une première itération au client, chacun a livré sa partie. On a eu une réunion téléphonique le lendemain et le client s’est énervé comme jamais auparavant. Mon sénior m’a demandé de tester l’application et une grosse partie ne fonctionnait pas. On ne pouvait ni s’inscrire ni se connecter en tant qu’utilisateur, donc le projet valait 0, rien n’était fait.

Après avoir raccroché on s’est expliqué pour comprendre ce qui n’allait pas et il s’avère que rien n’avait été géré. On a eu 2 semaines pour refaire tout le projet qu’on devait faire normalement en 2-3 mois. J’ai dû prendre en charge le produit, on a fait des 80 heures par semaine, je finissais le dimanche soir à 2h du matin et je reprenais le lundi matin à 7h. Expérience complexe à gérer car on fait confiance mais il faut toujours vérifier ce qui se fait.

Son retour sur la Tribu Agile de NeoLynk

NeoLynk. Quelle est ta vision de la Tribu Agile ?

Marcel. A la création des tribus, je pensais à un regroupement de personnes autour de l’Agilité, même si factuellement aujourd’hui il n’y a presque que des PO, à part moi. Je voulais quelque chose où on partage énormément de connaissances, où on apprend tous des uns et des autres et aussi où on fait grandir NeoLynk. C’était les axes principaux de la Tribu pour moi.

NeoLynk. Comment ça se passe au sein de la Tribu Agile de NeoLynk et quelles évolutions sont à venir ?

Marcel. Une nouvelle dynamique s’est mise en place lors de la dernière Tribu avec une vision sur quoi faire lors de nos prochaines sessions. Nous avons décidé de travailler sur la création d’un livre blanc et sur la création de talks sur des thématiques liées à l’Agile. On est tous au même niveau d’information, avec une envie commune de faire progresser NeoLynk. Cela annonce de belles choses pour la suite comme notamment la présence lors des talks en tant qu’invité et présentateur, et pas juste en tant que spectateur.

Son futur et sa vision de l’Agilité

NeoLynk. Dans 5 ans que veux-tu faire professionnellement parlant ?

Marcel. Agilité peut-être ou peut-être pas. Je ne sais pas si je ferai que de l’Agilité, j’aime beaucoup les principes de base de l’Agilité. J’essaierai de trouver un framework qui fonctionne pour l’entreprise dans laquelle je travaillerai car potentiellement il y a des choses qui fonctionnent chez les uns mais pas chez les autres.

J’essaie de m’abstraire de noms de framework, mais je m’approche plus de principes et de valeurs que je veux inculquer aux équipes avec lesquelles je travaille.

J’adore tout ce qui est méthodologie, process et pourquoi pas aider les entreprises à l’échelle, à mettre en place tout ça.

NeoLynk. L’avancée méthodologique que tu attends le plus ?

Marcel. Beaucoup de gens pensent faire de l’Agile avec du Scrum et on commence à penser, sur la place parisienne, que Scrum n’est pas une finalité. J’attend donc qu’on se mette vraiment sur l’Agilité au sens large, avec les principes et les valeurs de la méthode Agile. Je pense que ce serait bien de voir cette évolution-là de l’Agilité et pas seulement que du Scrum, avec d’autres framework qui pourraient apparaître.

NeoLynk. Dans l’agilité quel a été le fait le plus marquant de l’année passée ?

Marcel. Ce qui m’a marqué c’est le Lean, que je ne connaissais pas spécialement avant. Ça m’a permis de voir certains bénéfices qu’il n’y a pas forcément dans l’Agile, avec la diminution des pertes, que ce soit en coût d’argent, de temps ou autre.

C’est cette manière de penser, l’amélioration continue, qui existe un peu dans l’Agile mais beaucoup plus présente dans le Lean, qui m’a vraiment marqué et sur laquelle j’aimerais capitaliser pour mes prochaines missions et même au sein de NeoLynk.

Mieux connaître Marcel aka Koty :

Le meilleur cadeau à faire à un Scrum Master ? Des post-it réutilisables. Un board en verre transparent. Une peluche Psykokwak car il a souvent mal au crâne comme moi 🙂
Le plat préféré d’un Scrum Master ? Une bonne viande saignante
Le passe temps préféré d’un Scrum Master ? Regarder des séries, cinéma, le sport, YouTube : animer ma chaîne dans laquelle j’essaye je chasse les Pokémon Shiny
La meilleure blague de dev que tu aies entendu ? “Tester c’est douter”

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